Lorsque l’Aquanaut est apparue en 1997, ce fut une véritable surprise. Patek Philippe — dernière manufacture indépendante de Genève, gardienne de la tradition la plus conservatrice de l’horlogerie suisse — arrivait avec un bracelet en caoutchouc, un cadran gaufré audacieux et un boîtier qui ne devait rien aux modèles précédents de son catalogue. Conçue pour attirer une nouvelle génération de collectionneurs, elle a fini par être plébiscitée par les plus aguerris. Le reste appartient à l’histoire.
La réf. 5065A est la « Jumbo » — la version de 38 mm introduite un an après l’originale 5060, dotée d’un fond saphir transparent remplaçant l’acier plein de sa devancière. Produite de 1998 à 2006, elle est aujourd’hui la plus recherchée des Aquanaut de première génération : assez large pour une présence affirmée au poignet, assez contenue pour évoquer une époque totalement différente de la 5167 qui lui a succédé.
Cet exemplaire date de 2004 environ et a été conservé dans un état superbe. À l’intérieur bat le Calibre 315 SC — mouvement automatique, 30 rubis, réserve de marche de 48 heures, 21 600 alternances par heure, et un rotor en or 21 carats orné de Côtes de Genève. Chaque Calibre 315 SC portait le Poinçon de Genève, qui exigeait à l’époque plus de 1 200 opérations individuelles de fabrication.
Le cadran noir en composite, qui fait écho à la texture du bracelet en caoutchouc, est dans un état exceptionnel, sans aucune marque ni imperfection.